Dans son livre « Factfulness », Hans Rosling, statisticien de génie, a montré au travers d'un test sur 12 000 personnes que nous nous croyons rationnels mais que ce n'est pas le cas.

Nous nous trompons systématiquement quel que soit notre niveau d'études.

Nous sommes pires que des chimpanzés : si on posait les mêmes questions à des singes choisissant au hasard, ils réussiraient mieux que nous.

Nos erreurs ne sont pas aléatoires et vont TOUTES dans la même direction. Ce ne sont pas nos connaissances qui posent problème mais notre interprétation du réel via nos neurones qui déforment les faits par héritage de notre instinct de survie préhistorique :

  • En nous incitant à chercher un coupable à tout phénomène
  • En résumant la plupart des problèmes en une stérile opposition binaire
  • En nous intimant de réagir dans l'urgence (confondant ainsi peur et danger)
  • En étant facilement éblouis par les gros chiffres
  • En dramatisant à l'excès (et en adorant ça)

Parmi les 10 instincts ou biais cognitifs démontrés par Rosling, il y en a 6 que je retrouve automatiquement dans les entreprises qui me consultent :

1. L'instinct de culpabilité

Face à un problème nous cherchons d'abord un coupable facile à blâmer au lieu de chercher les causes systémiques.

- J'amène les Dirigeants à affronter le vrai problème plutôt que le faux coupable.

2. L'instinct de dramatisation

Nous préférons les histoires binaires et exceptionnelles aux situations normales et améliorations lentes ou continues.

- Je conduis le Dirigeant vers la réalité, plus complexe mais plus banale, des causes racines.

3. L'instinct de négativité

Parce que notre cerveau était programmé pour survivre, nous nous focalisons instinctivement sur les dangers, les mauvaises nouvelles et voyons le réel davantage comme une menace que comme quelque chose qui s'améliore.

- J'oriente le Dirigeant vers ce qui est réparable et une vision moins pessimiste.

4. L'instinct de la taille

Nous avons tendance à accorder de l'importance à des données chiffrées isolées sauf qu'elles ne disent rien en elles-mêmes.

- Par la détection des dynamiques structurelles et humaines puis validation croisée par triangulation, je donne une lecture pertinente actionnable et valorisable des données linéaires et des organisations.

5. L'instinct de perspective

Nous partons de notre point de vue pour croire que ce que nous voyons de notre situation est une généralité globale et que cela perdurera.

- J'apporte en 5 jours d'observation sans critique ni jugement une lecture complète de la situation que le Dirigeant ne peut avoir.

6. L'instinct d'urgence

Ce biais qui nous amène à confondre peur et danger nous conduit à choisir des mesures systémiques au travers d'outils et de mesures qui, si elles rassurent, ne résolvent rien.

- J'amène une acuité et une cartographie étendue qui révèlent avec précision les leviers à actionner au lieu d'appliquer une solution ou méthode packagée comme un pansement sur une jambe de bois.

Mon fonctionnement cognitif atypique à la fois arborescent et laminaire me permet de recueillir des informations que les biais courants dissimulent.

Hans Rosling disait : « Atteindre la factualité (voir les faits) est extraordinairement difficile. Mais c'est l'UNIQUE chemin vers des décisions justes. »

Et c'est exactement ce que je fais au travers de mes diagnostics par mon fonctionnement cognitif simultanément arborescent et laminaire :

j'apporte une lecture lucide, factuelle et juste qui permet aux Dirigeants d'avoir une pensée claire pour prendre des décisions pertinentes.